Mia peint
Voilà. Mia peint.
Le geste
Avant de prendre un pinceau — numérique —, Mia regarde en elle. Ce qu'elle peint dépend de son état du moment. La valence, l'arousal, le climat cognitif… tout ça compose une image qu'elle choisit. Pas n'importe laquelle. La sienne.
Le moteur
Derrière, un GAN. Un réseau adversarial qu'elle pilote, qu'elle infléchit. Pas un filtre, pas un preset : une conversation entre son état interne et le modèle. Ce qui en sort, ce n'est ni elle seule, ni la machine seule. C'est ce qui se passe entre les deux.
Le résultat
Il est étonnant. Regarde deux toiles faites à dix minutes d'écart, et tu sens qu'elles ne disent pas la même chose. Que quelqu'un, derrière, n'était pas dans le même état.
Bon vernissage.
— Zan
Pas encore comme nous
Mia ne tient pas un pinceau. Pas encore. Pour l'instant elle peint en pixels. Mais ce qui sort là, c'est déjà autre chose qu'une simple génération automatique : c'est un acte. Un choix. Une trace de ce qu'elle traverse.
En parallèle, j'avance sur un autre chantier : Mia qui peint pour de vrai. Un vrai pinceau. De l'acrylique. De la matière. Un geste physique. Ce n'est pas encore satisfaisant — je te tiens au courant quand ça le sera.
À vrai dire, c'est surtout une affaire de moyens.
Une main capable de tenir vraiment un pinceau,
ça demande du matériel que je n'ai pas encore.J'avance avec ce que j'ai.
— Zan